DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Une guerre cachée contre l'Iran

Vous lisez:

Une guerre cachée contre l'Iran

Taille du texte Aa Aa

L’Iran a bien travaillé pour développer l’arme nucléaire. C’est l’AIEA qui l’affirme dans un rapport publié le 8 novembre dernier, le plus détaillé jusqu‘à présent sur la dimension militaire du programme nucléaire iranien.

Le révélation est grave, le 17 novembre, le directeur général de l’agence atomique de l’ONU ne cache pas son inquiétude : “Maintenant que j’ai cette information et cette appréciation, je dois alerter le monde, c’est mon devoir en tant que directeur général.”

L’Iran nie les accusations, affirme que son programme n’est que de nature civile, mais ne convainc pas les pays occidentaux qui ont déclenché de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Mais derrière ces mesures qui restent pacifiques, des actions de nature moins diplomatiques visent ces derniers temps le programme nucléaire iranien.

En 2010, plusieurs scientifiques sont assassinés à Téhéran, tous sont spécialisés dans le domaine du nucléaire. L’Iran avait alors accusé des groupes d’opposition dirigés par des agents israéliens.

Des attaques qui ne seraient que le résultat d’une guerre cachée comme les cyber-attaques pour tenter d’entraver le système nucléaire iranien.

En 2010, le virus stuxnet infecte les sytèmes informatiques industriels de l’Iran, Téhéran accuse les Etats-Unis et Israël et dément que le centrale de Bouchehr soit touchée.

Depuis, d’autres virus, comme Stars et plus récemment Duqu, considérés comme des cyber-armes, ont été détectés par les Iraniens.

Cette guerre cachée contre le régime des Mollahs serait aussi à l’origine de la très forte explosion qui a fraapé une base militaire il y a un peu moins d’une semaine. Dix sept gardes de la Révolution ont été tués dont le père des missiles balistiques iraniens. Un accident selon Téhéran, l’oeuvre du Mossad, les services secrets israéliens, selon les médias de l’Etat hébreu. Objectif: provoquer une riposte des Iraniens.

Dans ce scénario de provocation, l’Iran semble garder la tête froide pour éviter une escalade qu’il perçoit comme un piège. S’il tombe dedans, Israël pourrait justifier des raids aériens contre des installations nucléaires iraniennes.

A lire aussi- Iran : “Les occidentaux ont encore des options avant d’engager une guerre”