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Euro-obligations : Bruxelles avance quelques options

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Euro-obligations : Bruxelles avance quelques options

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Les euro-obligations, tout le monde en parle. La Commission a donc finit par se pencher sur la question. Dans un livre vert, elle détaille les pistes à explorer pour que les pays de la zone euro puissent un jour emprunter en commun. Et à ceux qui estiment que les eurobonds sont une pure chimère, José Manuel Barroso répond que le débat ne fait que commencer.

Bruxelles avance trois options. Un : supprimer les emprunts nationaux et les remplacer par des euro-obligations que les 17 pays de la zone euro garantiraient.

Deux : faire cohabiter des euro-obligations garanties par les 17 et les bons du trésor nationaux.

Trois : même schéma, mais cette fois, les euro-obligations ne seraient garanties par les pays que partiellement.

En contrepartie, Bruxelles veut pouvoir mettre le nez dans les budgets nationaux et si nécessaire mettre sous tutelle administrative les pays défaillants. Mais pour l’eurodéputé allemand Markus Ferber, quelle que soient les exigences, le principe n’est pas acceptable :

“ Cela n’a pas de sens d’européaniser et donc d’introduire l’anonymat dans les dettes des Etats membres. C’est aussi transférer la responsabilité de la dette vers un organisme anonyme. “

Pour le chef de file des libéraux au Parlement européen, il existe une quatrième option, discrètement reprise dans le livre vert. Des euro-obligations provisoires. Une idée d‘économistes allemands :

“ Eux, ils proposent, et je trouve ça intéressant, de mutualiser les dettes au-delà de 60% dans un fonds temporaire. Des dettes de pays qui sont membres de la zone euro et qui ne reçoivent pas pour le moment d’argent du Fonds de sauvetage “, explique Guy Verhofstadt.

Une fois les dettes repassées sous la barre des 60%, ce fonds disparaîtrait. Mais toutes ces options ne sont que le point de départ d’une longue période de consultation.