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Eurogroupe : l'incertitude, encore et toujours

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Eurogroupe : l'incertitude, encore et toujours

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Alors que l’Italie doit emprunter à des taux frôlant les 8%, les ministres des Finances de la zone euro cherchent encore la parade à la contagion. L’unique bonne nouvelle aura été pour la Grèce. Elle pourra enfin empocher les huit milliards d’aide dont elle a cruellement besoin.

“ Nous avons le consensus politique nécessaire “ , a expliqué Evangelos Venizelos. “ Nous avons l’unité nationale nécessaire, mais aussi l’engagement et la détermination à aller de l’avant. Nous sommes aussi prêts à contribuer à cette discussion primordiale sur l’avenir de la zone euro, pour une zone euro forte, capable de réagir et d’envoyer des messages clairs au marché. “

Des marchés qui n’attendent plus que la dégradation de la note de poids lourds comme la France. L’Allemagne s’en tient, elle, à un discours de fermeté, sans nier la gravité de la situation.

“ Effectivement, les taux d’intérêt ont augmenté pour certains pays européens, en particulier sur le marché secondaire “, reconnaît Wolfgang Schaüble. “ Et des investisseurs dans certaines parties du monde restent en retrait de la zone euro. C’est la raison pour laquelle il est très important que nous mettions en oeuvre nos décisions : nous allons compléter la structure d’une politique financière mutuelle avec une union de la stabilité. “

La grande question reste de savoir comment donner au Fonds de secours de la zone euro la capacité de venir en aide à des pays comme l’Italie et l’Espagne. La Banque centrale européenne pourrait être mise à contribution, par le biais du FMI.

Une question décisive qui devrait être tranchée au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement dans dix jours.