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La rue belge conteste l'austérité

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La rue belge conteste l'austérité

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Eux non plus ne veulent pas subir l’austérité.

Après des manifestations au Portugal, au Royaume-Uni et en Grèce, la contestation s’est faite entendre en Belgique. Entre 50 et 80.000 personnes ont défilé à Bruxelles contre les coupes budgétaires prévues par le futur gouvernement.

“On est heureux d’avoir un nouveau gouvernement, c’est un soulagement,” reconnaît un membre du syndicat socialiste flamand ABVV, Steven Marchand. “Mais d’un autre côté,” estime-t-il, “on n’est pas convaincu que les mesures qu’ils proposent soient les plus acceptables possibles d’un point de vue social.”

Le gouvernement qui prêtera serment lundi ou mardi après une très longue crise politique prévoit dans le budget 2012, plus de 11 milliards d’euros d‘économies dont des hausses d’impôts. “Nous les ouvriers, on veut bien leur donner des bénéfices,” explique un manifestant, “mais il arrive un moment où il faut aussi que l’on pense à notre part du gâteau. et là, cela devient vraiment inconcevable parce que simplement en travaillant à deux, un mari et une femme, on n’a pas assez avec un salaire moyen de 1.500 euros chacun.”

“Ils veulent faire payer les ouvriers encore un peu plus : c’est bon, on a payé assez,” lance un ouvrier de Mittal, “on a déjà payé sur nos emplois, on a payé sur tout le reste.”

D’après les syndicats du privé et du public qui appelaient à manifester, ces mesures de rigueur destinées à rassurer les marchés sont “déséquilibrées”, elles reposent sur les plus faibles et ne font “pas assez payer les responsables de la crise”, à savoir : les banquiers selon eux.

Le gouvernement n’a apparemment pas convaincu en annonçant l’instauration d’un impôt sur les hauts revenus financiers.