DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La colère des tunisiens face à l'absence de gouvernement

Vous lisez:

La colère des tunisiens face à l'absence de gouvernement

Taille du texte Aa Aa

Des milliers de tunisiens sont rassemblés sur la place du Bardo face à la nouvelle Assemblée constituante.

Séparés par un cordon policier, 2 camps s’opposent.

D’un côté, les sympathisants islamistes, qui clament leur soutien à la majorité élue.

De l’autre, les laïcs, qui campent depuis mercredi. Des professeurs, des chômeurs, des femmes, qui critiquent l’inertie des députés face aux urgences sociales et à la paralysie de l‘économie.

“ On représente tout une variété de la société tunisienne, explique un manifestant, et on veut que ceux qui ont été élus à l’Assemblée constituante fassent correctement leur travail, c’est ce qu’on demande.”

“ Il y a là une élite qu’on voyait déjà à la télévision du temps de Ben Ali, déplore un autre manifestant, et on ne veut plus les voir. On a fait la révolution, et on a attendu 6 mois, rien n’a changé. Je veux comprendre, qui doit gouverner dans ce pays? Est-ce une minorité ou est-ce le peuple?”

Principal point de discorde entre les deux camps: le rôle, à priori conféré à l’islam dans les politiques publiques.

“ Le parti Ennahda, et ce n’est pas un parti religieux je tiens à vous le dire et le confirmer ici officiellement, c’est un parti civil, politique” a déclaré le chef d’Ennahda Hamad Jebali.

Un mois et demi apres les élections, la Tunisie n’a toujours pas de gouvernement,

mais les députés disent avoir abouti vendredi à un accord sur la répartition des pouvoirs, sorte de préalable à l‘élection présidentielle.