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Deux militants de Greenpeace arrêtés dans la centrale nucléaire de Cruas

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Deux militants de Greenpeace arrêtés dans la centrale nucléaire de Cruas

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Ils sont restés 14h dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Cruas, en Ardèche, déjouant la sécurité. Les deux militants de Greenpeace ont finalement été interpellés lundi soir par la Police.

Ils seront jugés prochainement. En attendant, l’organisation écologiste a réussi sa démonstration : le nucléaire sûr n’existe pas.

“On n’est pas du tout préparé à un scénario type Fukushima”, estime Karine Gavand, chargée des questions politiques à Greenpeace France.

“On n’est pas du tout préparé à un scénario type attaque terroriste, parce qu’on se dit que le risque est trop faible pour être pris en considération, donc on l’a écarté. Du coup, nos centrales nucléaires ne sont pas du tout adaptées à ces risques-là.”

Comment des activistes pacifiques, ont-ils pu comme ils le disent, vérifier par eux même la sécurité des sites?

A Cruas, vers 6 heures du matin, deux militants découpent un grillage et pénètrent dans l’enceinte du site. Leur cheval de Troie : un gros sac de gravats qui passe inaperçu sur une aire de stockage.

A Nogent-sur-Seine, 9 autres militants s’introduisent au cœur de la centrale nucléaire, franchissant barrières de sécurité et grillages électriques, le tout en 15 minutes.

Une opération qui révèle des défaillances dans le dispositif de sécurité selon le ministre français de l’Intérieur Claude Guéant.

EDF a lancé une enquête à la centrale nucléaire de Cruas pour élucider les circonstances de cette intrusion.