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L'Otan veut rassurer la Russie sur son bouclier antimissile

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L'Otan veut rassurer la Russie sur son bouclier antimissile

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L’OTAN et la Russie sont toujours opposées sur le sujet du bouclier antimissile. Les 28 ministres des Affaires étrangères, membres de l’Alliance atlantique, vont tenter aujourd’hui de rassurer leur homologue russe lors d’une réunion à Bruxelles. Moscou, inquiète de voir déployé à ses frontières  le bouclier antimissile de l’Otan, se dote de moyens de riposte, dénoncés par le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen : “La Russie se prépare à répondre à notre projet en déployant des missiles dans des zones voisines de l’Alliance. Ce genre de réponse rappelle une période de confrontation qui appartient au passé.”
 
L’OTAN et les  États-Unis ont beau répéter que le bouclier antimissile ne concerne pas la Russie, mais une menace venant du Moyen-Orient, Moscou veut plus de garanties :
 
“Nous ne cherchons pas à gagner quoi que ce soit au plan militaire ou politique, remarque Vladimir Chizhov, l’ambassadeur russe auprès de l’Union européenne. Il est important de maintenir l‘équilibre et la stabilité. C’est pour cela que nous disons, si vous faites ceci alors nous devrons faire cela. Si vous allez plus loin, nous ferons encore plus.”
 
Fin novembre, le président russe inaugurait un système d’alerte antimissile à Kaliningrad, l’enclave russe aux portes de l’Union européenne. Une façon de faire pression. Mais d’un autre côté, Moscou propose à l’Otan d’utiliser la station radar de Kaliningrad si les deux parties tombent enfin d’accord.