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Bruxelles accouche d'un accord au forceps

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Bruxelles accouche d'un accord au forceps

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Après d’intenses négociations qui ont duré une partie de la nuit, les chefs d‘état et de gouvernement sont parvenus à un accord pour un renforcement de la discipline budgétaire au sein de la zone euro. Un nouveau traité – qui incluera l’ensemble des propositions franco-allemandes – verra donc le jour, mais il ne sera finalement ratifié que par 17 pays de l’eurogroupe, et ouvert aux autres pays sur la base du volontariat.

La Grande-Bretagne et la Hongrie, se sont en effet opposées à la signature de ce texte.

“Nous pensons que s’il est correctement rédigé, ce traité renforcera notre objectif de départ, qui était plus de gouvernance, plus de crédibilité, et plus de règles que celles dont nous disposons aujourd’hui dans la zone euro. Mais comme toujours, je dois me montrer très ouvert et franc, et dire que nous aurions préféré, bien sûr, un accord unanime”, a déploré José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.

Satisfaction toutefois pour le nouveau patron de la BCE qui insistait pour que la Banque centrale européenne soit désignée pour la gestion du futur Mécanisme européen de stabilité, qui remplacera le fonds de secours actuel dès l‘été prochain. Ses ressources seront toutefois limitées à 500 milliards d’euros.

“C’est un très bon résultat pour la zone euro. Cela constitue la base pour un pacte budgétaire avec plus de discipline dans les politiques économiques des États membres, et cela va s’avérer bien utile dans la situation actuelle”, a estimé Mario Draghi.

Au total, 23 pays seraient disposés à rédiger et mettre en place ce nouvel accord intergouvernemental, et ce avant la fin de cet hiver. Quant au FMI, il devrait être renfloué à hauteur de 200 milliards d’euros dans les prochains jours, comme l’a confirmé Christine Lagarde.