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La Grande-Bretagne fait cavalier seul

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La Grande-Bretagne fait cavalier seul

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La Hongrie et la Grande-Bretagne resteront donc à l‘écart, au grand dam du président français qui aurait “préféré un accord à 27”. Mais les conditions imposées par les britanniques, ont été jugées “inacceptables”. Il faut dire que Londres ne demandait pas moins que de pouvoir, si nécessaire, être dispensé du contrôle des autorités de surveillance financière mises en place au lendemain de la crise il y a quatre ans.

David Cameron parle de “décision difficile mais qui préserve les intérêts du Royaume-Uni”.

“Nous ne renoncerons jamais à la souveraineté que les pays sont obligés de céder pour entrer au sein de l’union fiscale, a déclaré le premier ministre britannique. Donc le fait que les choses se fassent au travers d’un traité distinct, sans vraiment fausser le Traité de l’Union européenne lui-même, est une bonne chose à bien des égards, étant donné que nous n’avons pas pu obtenir les garanties que nous demandions, c’est peut-être un meilleur résultat.”

Pour David Cameron, renoncer à la liberté des échanges et à l’ouverture des marchés serait un suicide pur et simple. Reste à savoir comment les agences de notation vont accueillir cette option d’un traité séparé.