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Durban : le changement climatique devra encore attendre

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Durban : le changement climatique devra encore attendre

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Après avoir frôlé le désastre en cas d’absence d’accord, les 190 pays participant à la Conférence des Nations unies sur le climat, qui s’est tenue à Durban (Afrique du Sud), ont arraché au beau milieu de la nuit la signature d’une “feuille de route”. Un texte de compromis prolongeant le Protocole de Kyoto jusqu‘à la mise en place d’un nouveau cadre engageant cette fois l’ensemble des pays et non seulement les plus riches.

“C’est un immense succès pour la diplomatie européenne, a estimé le secrétaire d’Etat britannique à l’Energie et au Changement climatique, Chris Huhne. Nous sommes parvenus à impliquer les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, comme les Etats-Unis, l’Inde et la Chine, à s’associer à notre feuille de route, ce qui permettra de sécuriser un accord global.”

Un enthousiasme loin d‘être partagé par les organisations non-gouvernementales (ONG). A l’image de World Wildlife Fund (WWF). “Nous sommes déçus, confie sa représentante à Durban,

Tasneem Essop. Nous espérions un plan d’urgence pour combattre le changement climatique. Or, le principal problème de cet accord, c’est son manque d’ambition en matière de réduction immédiate des émissions. Pour l’essentiel, c’est une coquille vide.”

Une autre ONG, Oxfam, a déclaré que cette conférence de Durban laisse “le monde se diriger comme un somnambule vers un réchauffement” toujours plus important de la planète, en reportant à plus tard les véritables décisions. Ainsi, le Protocole de Kyoto est prolongé mais sans engagement précis des pays qui l’ont ratifié. Et nul ne sait ce qui lui succédera…