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Areva s'adapte au ralentissement de l'industrie nucléaire

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Areva s'adapte au ralentissement de l'industrie nucléaire

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Dépréciations, provisions, pertes, baisse des investissements, ventes d’actifs, économies : le temps des vaches grasses pour le premier groupe mondial du secteur nucléaire, le français Areva, est bien terminé. Après la catastrophe de Fukushima, le futur de l’industrie nucléaire s’inscrit désormais en pointillés.

Pourtant, à l’image de son nouveau patron Luc Orsel,

Areva continue à croire au développement de l’atome et à l’avenir de l’industrie nucléaire.

Avec une perte anticipée de 1,6 milliard d’euros en 2011, une coupe de 34% dans les investissements futurs et 1.500 suppressions d’emplois en Allemagne, le groupe et ses 48.000 salariés dans le monde vont vivre une période difficile.

“Il va falloir associer ça aux gels de salaires au cours des années qui viennent. On parle de 2012, mais ca sera pareil en 2013, affirme Cedric Noyer de Force Ouvrière.”

Bruno Blanchon (CGT) renchérit : “il est hors de question pour la CGT qu’on accepte des suppressions de poste ou un gel de salaires comme cela a été annoncé.”

La sortie annoncée du nucléaire en Allemagne ou encore la mise à l’arrêt de 45 réacteurs au Japon ont donné un coup de frein brutal aux ambitions d’Areva. L’Allemagne et le Japon représentaient à eux deux 20% de son carnet de commandes. Le groupe français veut croire en l’avenir. Luc Orsel a rappelé que : “le marché du nucléaire est en développement et en croissance et tous les grands programmes nucléaires dans le monde ont été confirmés”.