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Sommet UE/Russie sur fond de colère populaire russe

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Sommet UE/Russie sur fond de colère populaire russe

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Deux fois par an, la Russie et l’Union européenne se réunissent en sommet. Ce jeudi, ce sera sur fond de crise dans la zone euro et d’accusations de fraude électorale dans la Russie de Dmitri Medvedev. Une question sur laquelle les responsables européens pourront difficilement faire l’impasse, même si l’ambassadeur russe à Bruxelles n’est pas de cet avis :

“ Je ne pense pas qu’il sera question d‘élections qui sont déjà passées. Nous allons discuter des dossiers en cours dans le cadre du partenariat stratégique entre la Russie et l’Union européenne. Tout d’abord, la négociation sur le nouvel accord-cadre entre la Russie et l’Union européenne. Et deuxièmement, les progrès dans le dialogue sur la suppression des visas “ , explique Vladimir Chizhov.

La victoire du parti au pouvoir avec plus de 49% des suffrages aux élections législatives du 4 décembre est largement contestée par l’opposition, qui dénonce des fraudes massives. Et pour cet observateur, la mobilisation qui a suivi est le signe d’une vigueur démocratique retrouvée.

“ Nous apprécions le fait que beaucoup de gens manifestent un intérêt pour des élections libres et justes. C’est ce que nous avons toujours voulu. Et nous devons encourager le renforcement de cette tendance. C’est dans l’intérêt de la Fédération de Russie et de l’Europe “ , dit Christian FORSTNER, de la Fondation Hanns Seidel.

L’Europe a critiqué la répression des manifestations mais jusqu’où est-elle prête à aller pour faire pression sur son partenaire russe ? L’opposant Garry Kasparov ne se fait guère d’illusions.

“ Quelque soient les décisions du sommet, il ne faut pas les voir d’une perspective historique. Aujourd’hui, l’Europe est dans une situation financière tellement désastreuse qu’elle est prête à toutes les concessions. Et Poutine en tire indubitablement avantage. “

La Russie fait ainsi savoir qu’elle pourrait fournir une aide financière à la zone euro via le Fonds monétaire international, mais laisse aussi entendre que son poids dans la prise de décision au sein du FMI doit être revu.