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L’Irak s’enfonce dans une importante crise politique. Le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi a rejeté avec force les accusations de terrorisme portées à son encontre.

Il dit néanmoins être prêt à faire face à la justice, mais seulement si le procès a lieu au Kurdistan irakien où il se trouve actuellement : “Je suis prêt à me présenter devant un juge, avec mes gardes du corps”, dit-il.

“Mais afin d’avoir un minimum de justice, j’ai des objections à formuler sur l’enquête préliminaire, conduite par la brigade de Bagdad, ou par la police fédérale ou par les renseignements militaires”.

Tarek al-Hachémi a aussi demandé la participation de représentants de la Ligue arabe à l’enquête.

Lundi, un comité judiciaire a émis un mandat d’arrêt contre le vice-président, s’appuyant sur les aveux de ses gardes du corps ici à l’image qui auraient reconnu avoir planifié et perpétré des attentats avec le soutien d’al-Hachémi.

Les Etats-Unis –dont les troupes viennent de quitter l’Irak– ne sont pas très enchantés de la situation : “Ce que je peux dire c’est que nous suivons la situation de prêt, nous savons qu’un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre du vice président al-Hachémi. Nous discutons avec toutes les parties et nous avons exprimé notre inquiétude par rapport à ce qui se passe”.

Al-Hachémi a reçu le soutien de l’ancien Premier ministre Iyad Allaoui qui accuse l’actuel chef du gouvernement Nouri al-Maliki de vouloir déstabiliser l’alliance sunnite au Parlement.

Moins d’un an après la laborieuse mise en place du gouvernement, la trêve politique est sur le point de s’achever.

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