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L'équilibre politique en Irak en péril

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L'équilibre politique en Irak en péril

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L’affaire al-Hachémi mine l‘équilibre politique en Irak.

Le vice-président sunnite rejette les accusations de terrorisme portées à son encontre.

Tarek el-Hachémi s’est dit prêt à être jugé, si le procès a lieu au Kurdistan irakien.

Il a également appelé à la participation de représentants de la Ligue arabe à l’enquête.

La situation ne plaît guère aux Etats-Unis : “Ce que je peux dire c’est que nous suivons la situation de prêt, nous savons qu’un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre du vice président al-Hachémi. Nous discutons avec toutes les parties et nous avons exprimé notre inquiétude par rapport à ce qui se passe”.

Hier, un comité judiciaire a émis un mandat d’arrêt contre Tarek al-Hachémi. La télévision publique irakienne a diffusé des images de ses gardes du corps où ils avouent avoir planifié et perpétré des attentats en accord avec le vice-président.

Tarek al-Hachémi a reçu le soutien de l’ancien Premier ministre Iyad Allaoui qui accuse l’actuel chef du gouvernement Nouri al-Maliki de vouloir déstabiliser l’alliance sunnite au Parlement : “Devant le peuple, devant le monde entier, la démocratie est violée et sapée en Irak, et nous craignons que cela mène à nouvelle montée du sectarisme et à de nouveaux bains de sang.”

La crise politique s’est intensifiée avec le départ des dernières troupes américaines du sol irakien.

Moins d’un an après la laborieuse mise en place du gouvernement, la trêve politique semble toucher à sa fin en Irak.