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Les enjeux pour Mariano Rajoy

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Les enjeux pour Mariano Rajoy

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Gagner les élections a été la partie la plus facile pour Mariano Rajoy. Le plus dur attend le futur chef de gouvernement. S’il l’a emporté triomphalement en novembre, et dispose d’une majorité absolue au parlement, avec une économie au bord de la récession, la tâche qui l’attend est immense. Les coupes budgétaires vont être inévitables, et forcément douloureuses.

Mariano Rajoy ne précisera pas avant le 30 décembre le plan de mesures qu’il entend appliquer pour réduire le déficit public comme l’exige ses voisins européens. Parlant de réductions budgétaires de plus de 16 milliards d’euros pour 2012, il a assuré qu’excepté les retraites, tous les secteurs des dépenses publiques seront visés, mais qu’il n’augmentera pas les impôts.

Pour les analystes, dans un tel contexte, la communication est capitale: «Ce n’est pas une personnalité très charismatique, il ne communique pas très bien et cela peut être un problème, parce que tout futur Premier ministre espagnol doit faire beaucoup de communication et beaucoup travailler à expliquer quelles mesures doivent être prises et comment elles seront mises en œuvre” estime l’analyste politique Charles Powell.

Premier défi bien sûr, le chômage. Les longues files d’attente devant les bureaux d’emplois sont à la mesure de la gravité de la situation. Le taux de chômage a atteint un niveau historique de 21,5%. Et presque un jeune sur 2 est au chômage. Comme le rappellent ces constructions jamais achevées, le secteur du bâtiment est aussi lourdement touché par la crise.

Les Espagnols attendent de vraies réponses. Au delà de l’argent, beaucoup aspirent à un “changement de modèle” : à l’instar des “indignados”, appelant depuis des mois à une vraie démocratie, ils disent ne pas se sentir représentés par le système actuel.

Mariano Rajoy sera également face à un nouvelle donne au Pays Basque, après l’annonce par l’ETA en Octobre de la fin de son «activité armée».

Mais l‘économie reste l’enjeu majeur. Mariano Rajoy ne cache pas que les temps à venir seront difficiles. En guise d’apéritif, il a annoncé la fin des «ponts»: les jours fériés seront déplacés vers les lundi pour éviter des week-ends trop long et coûteux