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Début difficile pour la nouvelle Douma

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Début difficile pour la nouvelle Douma

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C’est une Douma sous pression qui a commencé à tenir séance. Sous la pression de la rue, et dans la contestation massive et inédite des résultats du 4 décembre.

Six jours plus tard, 50 000 personnes manifestaient pour dénoncer les fraudes massives en faveur du parti au pouvoir. Du jamais vu depuis l’arrivée de Vladimir Poutine au Kremlin en 2000. Une opposition qui malgré le froid de l’hiver russe, n’a pas l’intention de s’arrèter là. Samedi, de nouvelles manifestations sont prévues, et elles devraient être très suivies.

Même si le régime a démenti toute malversation, la commission électorale centrale a dû annuler les résultats du vote dans 21 bureaux de vote, après les dénonciations d’observateurs indépendants.

Une chambre en déficit de légitimité donc, et un parti Russie unie en net recul par rapport à 2007.

Le parti de Poutine dispose d’une étroite majorité absolue, mais il a perdu la majorité des deux tiers requise pour modifier la constitution….

Le président Medvedev qui doit s’exprimer demain à la Douma se montrait conciliant dès le lendemain des élections : “Russie Unie est ouvert à la coopération, y compris à des coalitions. Même si Russie unie a obtenu la majorité et ne semble pas avoir besoin de coopérer avec quiconque, je le répète : Nous pourrions rejoindre des coalitions. “

Des propos inimaginables quand le tandem Poutine-Medvedev avait le vent nettement en sa faveur, avant que les russes expriment haut et fort leur mécontentement.

Cette fois, le duo qui commande la Russie semble aux prises avec la pire crise de confiance en douze ans de règne. Vladimir poutine qui depuis le congrès du Parti fin septembre pensait
comme acquis d‘échanger les rôles avec Dimitri Medvedev à l’occasion de la présidentielle de mars prochain sait maintenant que la partie sera plus compliquée.