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Loi sur les génocides : les députés approuvent le texte 

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Loi sur les génocides : les députés approuvent le texte 

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La proposition de loi qui pénalise la négation des génocides a été adoptée à une très large majorité à l’Assemblée nationale, et ce, malgré l’effervescence des opposants.
Selon la police, ils étaient environ 4 000 à s‘être rassemblés aux abords du Palais Bourbon ce matin, issus pour la plupart d’associations franco-turques.
 
“On veut laisser l’histoire aux historiens, et la politique aux hommes politiques. On ne veut pas que les politiques se mêlent de l’histoire”, déclare Mehmet Karakus, un manifestant.
 
Les opposants, indignés, pointent également une manœuvre électoraliste, en vue du scrutin présidentielle de 2012. “La pêche aux voix ne doit pas se faire sur l’histoire d’un pays” pouvait on lire sur les slogans. Un point de vue, largement partagé en Turquie  
 
“C’est ridicule, explique Isa Capanoglu, un citoyen turc, de vouloir empêcher les gens de dire ce qu’ils pensent dans un pays démocratique. Mais les européens, par ailleurs, tirent assez bien avantage de cette question. Et ils font plus cas du génocide arménien que du génocide juif en Allemagne. Donc il y a une idée de deux poids – deux mesures.”

En France le texte continue de diviser la classe politique. Son adoption reste soumise au vote des sénateurs.

En Turquie, le mécontentement aussi est fort. Le chef de l’Etat turc, Abdullah Gül, avait demandé à Nicolas Sarkozy de renoncer à cette loi, qu’il juge “inacceptable”. Un point de vue partagé par l’ancien ambassadeur turc, Inal Batu, interrogé par euronews : “Les choses sont claires, la Turquie doit trouver des moyens de mettre de côté les gros contrats prévus avec la France. Je suis sûre qu’elle le fera.”

Des sanctions économiques pour contester la décision française, c’est aussi ce qu’envisagent certains turcs. “J’envisageais de changer de voiture. Je suis un ancien commercial de Renault. Suite à cette décision du Parlement français, j’ai changé d’avis. Je n’achèterai pas de voiture française” affirme ce manifestant sur place à Istanbul.