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Loi sur les génocides : premières représailles d'Ankara

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Loi sur les génocides : premières représailles d'Ankara

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Une décision “qui va ouvrir des plaies irréparables”,

c’est en ces termes que Recep Tayyip Erdogan a réagi à l’adoption par les députés français de la loi qui pénalise la contestation des génocides.

Le Premier ministre turc a annonce les premières mesures de représailles s’agissant de la coopération militaire et économique entre la France et la Turquie.

“Nous rejetons dorénavant toute demande française pour ses navires de guerre de visiter les ports turcs, déclaré Recep Tayyip Erdogan.

Nous ne participerons pas à la rencontre sur les partenariats économique et industriel entre la france et la Turquie, prévue en janvier 2012, et à laquelle doivent assister les ministres de l‘économie des 2 pays, nous n’irons pas.”

“Les exercices militaires conjoints avec la France et toutes les activités militaires avec ce pays ont été annulés.”

La Turquie décidera désormais au cas par cas pour toute demande militaire française d’utiliser son espace aérien et “rejette dorénavant toute demande française pour ses bâtiments de guerre de visiter les ports turcs”, a souligné le chef du gouvernement turc.

Ce dernier a expliqué qu’il s’agissait là d’un premier train de sanctions contre la France, alliée de la Turquie au sein de l’Otan, et que “graduellement” d’autres mesures pourraient être mises en œuvre.

“Nous révisons nos relations avec la France”, a déclaré M. Erdogan.

“Malheureusement cette proposition de loi a été adoptée malgré tous nos avertissements (…) Cela va ouvrir des plaies irréparables et très graves dans les relations bilatérales”, a-t-il ajouté.