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Loi sur les génocides : satisfaction des Arméniens

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Loi sur les génocides : satisfaction des Arméniens

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“Il ne peut pas y avoir de réconciliation durable sur la négation des souffrance”.

Déclaration de Nicolas Sarkozy en octobre dernier,

peu après sa visite du Musée du génocide à Erevan, la capitale arménienne.

Prémisse d’un projet de loi.

“Ça s’adresse au monde entier, et aux jeunes générations qui apprennent l’histoire sur internet, réagit ce résident d’Erevan, Arshad Zakarian.

Et sur internet il y a beaucoup de désinformation, ça peut induire les gens en erreur.

Donc si le monde ne reconnaît pas et ne condamne pas le génocide arménien, le premier génocide du 20e siècle, cela va se reproduire.”

Selon le directeur du Musée du génocide arménien, Hayk Demoyan, la loi qui pénalise la contestation des génocides n’entrave pas la liberté d’expression.

“Toute contestation de génocide, et particulièrement au niveau de l‘État ou avalisé par l‘État, doit être puni”, estime-t-il.

Reconnaître, pénaliser, des pré-requis essentiels à la normalisation des relations entre Ankara et Erevan.

Symbole encore vif du rapprochement turco-arménien, deux matchs de foot, aller et retour, en 2008 et 2009, deux chefs d‘État côte à côte,

Abdullah Gül et Serge Sarkisian,

déterminés non pas à “écrire l’histoire”, mais à la “faire”.