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Le scandale des prothèses mammaires continue d'enfler

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Le scandale des prothèses mammaires continue d'enfler

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Le scandale des prothèses mammaires prend de l’ampleur à l’international.

Alors que Paris a reconnu ce vendredi le caractère inflammatoire des implants et conseillé aux femmes qui en portent de les faire retirer à titre préventif, Londres a choisi de traiter l’affaire à l’opposé.

En effet les autorités sanitaires britannique ont appelé les patientes concernées à bien consulter leur médecin mais à ne pas s’inquiéter outre mesure.

“On ne peut pas avoir des règles différentes” dit Susan Craney une victime britannique. “Les Français ne peuvent pas décider quelques chose et nous en décider une autre. Nous sommes tous dans le même bateau, nous avons toutes les mêmes implants”.

Comme en France, 30 à 40.000 femmes seraient concernées en Grande-Bretagne. Elles seraient 300.000 à travers le monde.

“Actuellement nous n’avons aucune inquiétude du point de vue de la santé, et il n’y a aucune preuve qui justifierait de faire enlever les implants. Rappellez vous que retirer un implant requiert une opération sous anesthésie qui est en elle-même un risque”, a déclaré le ministre britannique de la Santé.

Se voulant rassurantes, les autorités sanitaires françaises affirment qu’aucun lien n’a été établies entre les prothèses de PIP et les cas de cancer qui se sont déclarés chez certaines femmes porteuses.

Seul le risque de rupture qui conduit à des inflammations est avéré.

Interpol a émis une “notice rouge” pour l’arrestation de Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP, qui fabrique les implant incriminés. Le français est recherché par le Costa Rica pour des atteintes à “la vie et la santé”.

PIP, qui a été liquidée en mars 2010, a occupé pendant un temps le rang de numéro trois mondial du secteur des implants mammaires. Près de 90% des ventes de PIP concernent l’Amérique du sud et l’Europe occidentale.