DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Le scandale des prothèses mammaires PIP devient mondial

Vous lisez:

Le scandale des prothèses mammaires PIP devient mondial

Taille du texte Aa Aa

Interpol a émis sur son site internet une “notice rouge” pour demander à ses pays membres l’arrestation de Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP (Poly Implant Prothèse). Mais l’alerte d’Interpol concerne spécifiquement une affaire de conduite présumée de ce dernier en état d’ivresse au Costa Rica qui le recherche pour des atteintes à “la vie et la santé”.

Néanmoins, la Caisse nationale d’assurance maladie française va porter plainte au pénal dans cette affaire “pour tromperie aggravée et escroquerie”.

Pour cet expert de la chirurgie plastique, Mas a volontairement menti à ses clientes et aux médecins : “Il a trompé les chirurgiens, en éditant des brochures dithyrambiques sur la qualité de son matériel. Mais qui peut vérifier les travaux qu’il a fait, où il disait tel laboratoire a fait tel travail et on a trouvé que les prothèses sont comme-ci ou comme-ça. On est pas dans le domaine de l’expérimentation mais on peut se faire abuser, et en particulier ce laboratoire PIP, avec ce type qui vient d’un milieu commercial, non médical – c’est qui un peu comme les non chirurgiens qui opèrent. Lui, c’est un commerçant qui fait du commerce”.

Les autorités françaises ont recommandé vendredi à 30.000 femmes de se faire retirer leurs prothèses mammaires de marque PIP. Ces implants français ont été vendus dans 65 pays et interdits en Amérique du Sud après que des cas de cancers ont été signalés chez huit d’entre elles, sans qu’un lien de causalité n’ait été cependant établi.

15000 femmes seraient notamment concernées en Colombie et de 40 000 à 50 000 au Royaume-Uni.