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Gaza, trois ans plus tard...

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Gaza, trois ans plus tard...

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Des fleurs et des tomates cerises, c’est à peu près tout ce que les Gazaouis peuvent aujourd’hui exporter. Près de trois ans jour pour jour après l’offensive israélienne baptisée Plomb Durci, le blocus israélien limite encore très fortement les exportations de la bande de Gaza.

Malgré cela, les fermiers continuent à produire, même si l’accès aux marchés israéliens et de Cisjordanie leur sont interdits d’accès.

Pourtant, les industriels palestiniens n’attendent qu’un feu vert pour exporter. Selon l’organisation Paltrade, 60% des entreprises de la Bande de Gaza auraient la capacité d’assurer des exportations.

En attendant, l‘économie passe en partie par les tunnels souterrains. Il s’agit là d’une réponse à l’enfermement imposé par Israël et que l‘État hébreu justifie par le refus de l’arrêt, par le Hamas, de la contrebande d’armes.

Certains points de passage sont totalement fermés. D’autres sont ouverts sporadiquement, tandis que quelques uns offrent une circulation permanente. Ces derniers concernent notamment le transfert de carburant.

En décembre 2008, des zones industrielles comme celle de Karni furent bombardées durant l’offensive israélienne.

Cette offensive dévastatrice lancée pendant l’hiver 2008-2009 étaient destinée à stopper les tirs de roquettes palestiniens. Elle fit quelque 1400 morts parmi les Palestiniens, dont au moins la moitié étaient des civils, et 13 tués côté israélien, dont dix soldats.

En septembre 2009, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies publie le rapport Goldtone, un rapport de 575 pages sur l’opération Plomb Durci et qui accuse l’armée israélienne, mais aussi des groupes armés palestiniens, d’actes assimilables à des crimes de guerre.

Ce rapport mettra une fois de plus en évidence les divisions entre le Hamas et le Fatah.

En mars 2011, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU recommande en effet aux Palestiniens de saisir la CPI, or aucune action en ce sens n’a été engagée par l’OLP.

Et puis Richard Goldstone, le juriste sud-africain à la tête de la mission d’enquête sur l’opération Plomb Durci fait marche arrière. Il dit regretter ses conclusions. Le Premier ministre israélien demande alors l’abrogation immédiate du rapport.

“Israël n’a pas pris intentionnellement de civils pour cible”, assure Benjamin Netanyahou. “Nous avons mêné des enquêtes de niveau international à ce sujet, ce que n’a pas fait le Hamas”, assure le Premier ministre israélien.

Si les tensions entre le Hamas et le Fatah sont vives, le dialogue n’est pas totalement rompu, en témoigne cette récente rencontre au Caire.

Elle atteste de la volonté de chacun de vouloir renforcer l’OLP, notamment pour faire avancer certains dossiers devant les instances internationales, comme par exemple celui des prisonniers palestiniens.

Le Ministre Palestinien des détenus et une délégation sont d’ailleurs venus jusqu’au Parlement européen début décembre pour faire pression sur l‘état Israelien afin qu’il respecte les droits des prisonniers.

“Si tout est en ordre et qu’Israël n’a rien à se reprocher dans sa façon de traiter les prisonniers palestiniens, je ne vois pas pourquoi il ne nous permettrait pas de vérifier cela par nous-mêmes”, a alors conclu le Président de la délégation du Parlement européen auprès du Conseil législatif palestinien.