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Nouvelles révélations sur la composition des implants siliconés PIP

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Nouvelles révélations sur la composition des implants siliconés PIP

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On en sait plus aujourd’hui sur les industriels auprès desquels la société française, qui a cessé son activité en mars 2010, s’est approvisionnée.

Parmi eux, le Français BlueStar et l’Allemand Brenntag.

Brenntag, premier distributeur mondial de produits chimiques, a admis avoir vendu à PIP un silicone utilisé dans la construction et les équipements électroniques.

BlueStar, société de Lyon, affirme que le produit vendu était destiné à un usage industriel.

Son porte-parole, Jean-François Granat :

“Nous avons vendu, via nos distributeurs, des produits de la gamme Rhodorsil, qui est une gamme destinée à un usage industriel, tel que la fabrication du pneu, les industries pétrolières dans les anti-mousse – pour éviter la mousse lors de l’extraction du pétrole, ou dans le traitement des eaux usées”.

En France, 30.000 femmes sont concernées par ces implants dangereux et peut-être à l’origine de cancers. Le gouvernement français leur a conseillé une explantation, prise en charge par l’assurande maladie. Dans le monde, 300.000 à 400.000 femmes sont concernées.

“Nous avons un gel industriel dans notre poitrine, déclare cette Espagnole qui a reçu des implants PIP, et je trouve que si le ministre de la Santé l’a retiré du marché, alors il doit aussi nous aider à subir une opération pour nous le retirer.”

Mais pour ce médecin espagnol, c’est tout un système commercial qui est fautif :

“Je pense que personne n’a voulu vraiment savoir si le système de contrôle pouvait échouer. Mais il a échoué en France, en espagne ou en Angleterre parce que les congrès médicaux sont sponsorisés par les fabricants de produits et personne ne veut aller contre son sponsor”.