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Prothèse PIP : comment agir?

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Prothèse PIP : comment agir?

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Il n’aurait jamais dû être utilisé. Un gel certainement pas destiné à se retrouver dans le corps humain, qui n’a jamais passé les tests cliniques, et pour cause: les produits chimiques qui le composent sont d’origine industrielle.

Parmi eux, le basylone, un silicone utilisé pour sceller les matériaux de construction et dans les composants électroniques. L’annonce de la composition des implants PIP a créé une nouvelle onde de choc parmi les femmes qui en portent. Elles sont 300 000 à travers le monde et leur combat est loin d‘être fini

“C’est terrible de se demander si vous avez un poison à l’intérieur de vous” dit cette danoise.

“En ce moment, cela devient une torture pour moi, poursuit cette espagnole. J’ai dû aller plusieurs fois dans différents hôpitaux, et à chaque fois on m’a dit de retourner dans l’hôpital privé ou j’avais été opérée…”

Qu’elles soient danoise, espagnole, britannique, française, les 300 000 femmes porteuses de prothèse PIP dans le monde ne sont pas égales face au scandale.

La plupart sont en Grande-Bretagne, en France, ou au Brésil. Dans de nombreux pays comme l’Allemagne, on ne sait pas encore le nombre exact de femmes qui portent ces implants.

Certains pays comme l’Espagne, ou la République tchèque pour l’instant ne recommandent rien d’autre que de retourner consulter son médecin ou chirurgien et de voir au cas par cas. L’Allemagne conseille le retrait comme la France et le Vénézuela, les seuls pays pour l’instant à s‘être engagés à prendre en charge les frais de retrait. Le remplacement de la prothèse sera à la charge de la patiente sauf en France dans les cas de cancers. L’Italie et le Belgique prendront les frais en charge si le retrait s’avère nécessaire. L’Espagne ne prend rien en charge, ni ne préconise le retrait. Il en est de même en République tchèque et au Royaume-Uni.

Cette cacophonie est bien sûr liée à des intérêts financiers. L’Assurance maladie en France a fait ses calculs : il en coûtera 60 millions d’euros pour le retrait de tous les implants.

Mais pas uniquement. Si l’on sait que ce gel est dangereux, il n’a pas été établi de liens entre l’implant et les cas de cancers. Reste que le principal danger, bien réel celui là, c’est le cas de rupture. Le taux serait de 5% selon les autorités françaises. Jusqu‘à 7% selon certaines études.