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Le "1 rue Sésame" palestinien gelé par les Américains

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Le "1 rue Sésame" palestinien gelé par les Américains

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Le 1 rue Sésame palestinien condamné à la rediffusion.

Sharaa Simsim, c’est son nom, fait les frais du gel des financements américains consécutif à l’adhésion de la Palestine à l’UNESCO en octobre.

Depuis 1996, cinq saisons ont été produites à Ramallah en Cisjordanie en coopération avec New-York. Faute de budget, l’aventure s’arrête là. Une sanction contre-productive, pour le producteur palestinien, Daoud Kuttab.

“Vous savez, ces merveilleuses créatures que les enfants palestiniens ont appris à aimer, Karim et Hanin, crèvent le petit écran palestinien. Elles enseignent des valeurs comme l’amitié, la tolérance et le respect mutuel,” explique-t-il.

En décembre, un cinquième de l’aide américaine a été restaurée. Mais le divertissement éducatif n’est pas prioritaire, en dépit des arguments des professionnels.

“Les études de ces dernières années ont montré que nos programmes ont un effet positif sur l’apprentissage des enfants et stimule leurs capacités de concentration,” assure Cairo Arafat, directrice éducative de Sharaa Simsim.

Le manque à gagner en terme d’aide américaine est de 130 millions d’euros par an pour les territoires palestiniens.

Le financement de la version israélienne de 1 rue Sésame a lui été reconduit.