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L'opposition syrienne hostile à une intervention étrangère

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L'opposition syrienne hostile à une intervention étrangère

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Résister, mais de manière pacifique. C’est l’appel lancé par le chef de la diplomatie turque à l’opposition syrienne. Un discours qui contraste avec la mise en garde du Premier ministre turc qui évoque lui un “risque de guerre civile et de religions” en Syrie.

Réunie à Istanbul, l’opposition syrienne est toujours en quête de stratégie. Et même si des divergences persistent au sein du CNS, l‘éventualité d’une intervention étrangère semble écartée, en tous cas pour le moment.

“Nous disposons déjà d’un texte de base, explique Basma Qadmani, porte-parole du Conseil national syrien. Mais il n’est pas entièrement approuvé par toutes les composantes du conseil. Il va être rediscuté et modifié, il y aura des amendements, et ce nouveau texte nous permettra de préparer la prochaine conférence de la Ligue arabe.”

Laquelle Ligue arabe a appelé une nouvelle fois le gouvernement syrien à mettre un terme aux violences et permettre à ses observateurs de travailler en toute sérénité.

Et malgré les critiques d’une partie de l’opposition syrienne qui évoque des manipulations du régime, l’organisation panarabe a décidé de maintenir ses observateurs sur place, et même de renforcer le dispositif. Alors que pendant ce temps le bilan de la répression ne cesse de s’alourdir. On parle d’au moins 17 morts rien que pour la journée de lundi.

Et comme pour prévenir tout scénario à la libyenne, la Russie a de son côté dépêché un groupe de navires de guerre aux abords de la base navale de Tartous. Il s’agissait officiellement de leur permettre de se réapprovisionner.