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Depuis l’adoption de nouvelles sanctions financières par les Etats Unis, l’Iran essaie de défendre sa monnaie le rial qui a perdu 45% de sa valeur depuis six semaines. Barack Obama a signé fin 2011 une loi qui interdit à tout établissement financier opérant aux Etats Unis de réaliser des transactions avec la Banque centrale iranienne. Il est clair qu’une dépréciation durable du rial aurait des conséquences dramatiques sur le pouvoir d’achat des iraniens modestes dans un pays qui importe la grande majorité de ses produits de consommation courante. Les sanctions américaines et le futur embargo pétrolier des européens n’augurent rien de bon pour le portefeuille des iraniens.

Fin décembre, Téhéran avait menacé de fermer le détroit d’Ormuz par oú transite 40% du pétrole consommé dans le monde.

Cette menace aussitôt dénoncée par Washington et l’Union européenne avait fait flamber les cours du brut dans le monde. De plus, l’embargo sur le pétrole iranien a de bonnes chances de ne pas être étanche. En effet Pékin a depuis longtemps dénoncé l’unilatéralité des sanctions occidentales vis-à-vis de l’Iran.

Le commerce du pétrole représente 60% des revenus de l’Iran. Près de 20% du pétrole iranien exporté prend la direction de l’Union européenne.

Les européens se réunissent le 23 janvier prochain et les membres de l’Union sont désormais d’accord pour un embargo sur le pétrole iranien, les divergences portent sur la date d’entrée en vigeur de cet embargo.

L’arme de l’embargo est à double tranchant. Les 450.000 barils vendus chaque jour par Téhéran aux pays de l’Union européenne : Italie, Espagne et Grèce étant ses principaux clients, il faudra bien s’approvisionner ailleurs une fois l’embargo mis en place. On ne voit guère que la Libye et l’Arabie Saoudite comme fournisseurs potentiels. Et les experts des marchés pétroliers prédisent alors un baril pouvant grimper jusqu‘à 200 dollars.

La Grèce importe d’Iran la moitié de ses besoins pétroliers. On a du mal à imaginer l’effet d’une hausse sensible et durable des importations de pétrole pour l‘économie grecque.

Dans tous les cas de figure, l’embargo vers lequel on se dirige, participera à la paupérisation des citoyens iraniens et à l’aggravation des déficits des pays européens concernés.

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