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A Guantanamo, dix ans après, les droits de l'Homme toujours bafoués


Etats-Unis

A Guantanamo, dix ans après, les droits de l'Homme toujours bafoués

Il y a dix ans, Guantanamo recevait son premier contingent de prisonniers. La prison américaine, en territoire cubain, accueillait peu après l’invasion de l’Afghanistan ses premiers suspects de terrorisme, arrêtés par les Américains dans le cadre de leur guerre mondiale contre le terrorisme.

Détentions sans procès, torture, promesses de fermeture non respectées : Guantanamo est un gros point noir au tableau des Etats-Unis.

L’avis de Hina Shamsi, de l’Union Américaine des Libertés Civiques :

“Il ne pourrait pas être plus clair que Guantanamo est un échec catastrophique ; juridiquement, moralement, éthiquement, et du point de vue de notre sécurité nationale. C’est un endroit qui a été un laboratoire de torture et représente le principe de détention illimitée sans inculpation ou procès. C’est un échec de nos valeurs démocratiques et il est temps de fermer Guantanamo”.

En 2008, George Bush lègue à son successeur Barack Obama la prison empoisonnée.

L’année suivante, le président américain promet que Guantanamo fermera avant janvier 2010. Le délai n’est pas respecté et il reste aujourd’hui 171 prisonniers à Guantanamo.

Karen Greenberg, directrice du Centre de Sécurité Nationale à l’Ecole de Droit de Fordham :

“Ce que le gouvernement Obama a fait, c’est analyser les dossiers de chaque prisonnier au cas par cas, et décider de les juger, de les libérer, de les transférer, ou d’ouvrir cette catégorie de détention illimitée. Et donc par essence, si vous ouvrez cette dernière catégorie, vous ne pourrez jamais vous débarrasser de Guantanamo.”

Près de 90 détenus pourraient être libérés. Pour ceux qui restent, auncun procès n’est prévu, c’est l’inconnu.

Guantanamo, une faille américaine dans les droits de l’Homme qui n’est pas près de se refermer…

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