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Tunisie : un an après la révolution, la déception gagne


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Tunisie : un an après la révolution, la déception gagne

La police tunisienne ouvrant le feu sur les manifestants : c‘était il y a un an dans les rues de Tunis. Le 14 janvier, le Président Ben Ali quittait le pays après 23 ans de règne.

Mais aujourd’hui, les Tunisiens attendent toujours de récolter les fruits de leur révolution. Vainqueurs des législatives d’octobre, les islamistes tâtonnent. L’impatience est palpable dans les rues de la capitale.

“Pour moi, il n’y a pas eu de changement, dit une passante. Il faut beaucoup de temps pour changer les choses. Les politiques, et je parle en particulier des islamistes d‘« Ennahda », n’ont encore rien fait. On comprend qu’il leur faut du temps mais il faut qu’ils passent à la vitesse supérieure !”

“Un an après la révolution, rien n’a changé en Tunisie, renchérit un autre résident de Tunis. Avant au moins, on avait la sécurité. On pouvait sortir de chez soi n’importe quand sans risque. Le nombre de chômeurs a augmenté à 800 mille. Non, rien n’a changé.”

“Ce n’est que le début, relativise un homme portant la barbe et la tenue traditionnelle. C’est maintenant que commence la concrétisation des objectifs de la révolution. Les jeunes doivent faire preuve de patience pour trouver un emploi. Le gouvernement ne peut pas donner du travail à tout le monde du jour au lendemain.”

“Il y a un an jour pour jour, explique notre envoyé spécial Jamel Ezzedini, un jeune Tunisien était grièvement blessé par balle, ici même, à l’endroit où je me trouve. Un an après la première révolution du printemps arabe, nombre de Tunisiens estiment que rien n’a changé. Le chômage n’a pas baissé, la sécurité n’est toujours pas assurée, aucun des rêves ne s’est réalisé. Partout, la déception gagne. Les promesses de la révolution restent pour l’instant de vaines chimères.”

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