Il n’en restera qu’un et l’on sait déjà lequel. Ce mardi, les députés européens votent pour élire leur président. Mais selon un accord bien rodé entre les deux principaux groupes du Parlement, le fauteuil revient à mi-mandat au socialiste Martin Schulz. Une pratique dénoncée par son adversaire du groupe des Conservateurs et réformistes Nirj Deva :
“ Nous avons truqué la présidence du Parlement qui représente 500 millions de personnes dans la plus grande économie du monde en passant des accords de marchands de tapis : ton tour, mon tour. Comme cela s’est fait en Russie entre Monsieur Medvedev et Monsieur Poutine. “
Autre candidate, la libérale Dianna Wallis :
“ Cette élection devrait être aussi une opportunité pour le Parlement de rafraîchir et de renouveler ses idées et de réfléchir à qui nous sommes et comment nous agissons “ , a-t-elle expliqué.
Le mandat de la présidence est normalement d’une durée de cinq ans mais il est de fait scindé en deux. Le vainqueur désigné est un vétéran de la politique européenne.
“ Je pense que dans la situation actuelle, le Parlement européen devrait veiller à ne pas être écarté. Dans le cadre des institutions européennes, le Parlement devrait user des pouvoirs que lui accorde le Traité de Lisbonne. Et c’est pour cette raison que le Parlement a besoin d’un président qui soit réellement combatif, et je pense être la bonne personne pour le faire. C’est pour cela que je suis candidat à la présidence “ , nous a confié Martin Schulz.
Martin Schulz dirige le groupe des Socialistes et démocrates et la course à sa succession est engagée.
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