A l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre espagnol, le président français a martelé ses objectifs face aux difficultés économiques : réduire les déficits et favoriser la compétitivité.
Nicolas Sarkozy a également pris soin de minimiser le rôle des agences de notations. L’une d’entre elles, Standard and Poor’s a récemment dégradé les notes de la France et de l’Espagne. “Ce ne sont pas les agences de notation qui doivent définir les politiques économiques des pays respectifs, a déclaré le président français. La politique économique d’un grand pays ne se définit pas par des à-coups (par des décisions prises sans refléchir). Je n’ai pas l’intention de tenir compte de ce que disent les uns et les autres. Je dois tenir compte de l‘économie réelle: trop de déficit, trop de dépenses, pas assez de croissance”.
La convergence de vue entre Paris et Madrid s’applique aussi sur le projet de Taxe Tobin, proposée par la France et soutenue par l’Espagne. “Je suis en faveur de la taxe sur les transactions financières, a rappelé le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. Je crois que ce que nous voulons tous, c’est qu’on en discute, qu’on l’approuve et qu’on l’applique. Car l’un des constats que nous avons dressé aujourd’hui, c’est que souvent les décisions sont prises trop tardivement.”
Par ailleurs, à l’occasion de sa visite en Espagne, Nicolas Sarkozy a été fait chevalier de l’Ordre de la Toison d’Or, la plus ancienne et la plus prestigieuse distinction espagnole. Cette récompense a été remise par le roi Juan Carlos notamment pour remercier la France de ses efforts dans la lutte contre l’organisation terroriste basque ETA.
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