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Excellente année 2011 pour Airbus


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Excellente année 2011 pour Airbus

Airbus a annoncé mardi un nombre de commandes sans précédent dans l’histoire de l’aéronautique, ce qui permet à sa maison-mère le groupe européen EADS de promettre de la croissance et de la rentabilité pour les prochaines années. “2012 sera une année de rentabilité accrue” pour le Pdg d’EADS Louis Gallois.

Avec plus de 1.400 avions effectivement commandés face aux 800 commandes du concurrent américain Boeing, Airbus revendique 64% du marché sur l’année qui vient de s‘écouler. En 2012 également, la production va augmenter pour satisfaire un carnet de commandes qui compte près de 4.500 unités, soit sept à huit ans de production.

“Ca a été une très bonne année, explique Thomas Enders, le Pdg d’Airbus. La raison principale du succès de nos ventes c’est notre nouvelle version de l’A320 : l’A320 neo, dont la consommation en carburant est bien moins importante. Vous savez quoi ? Dans un monde oú les prix du pétrole sont volatiles, les compagnies aériennes ont besoin d’avions économes, et c’est ce qui est derrière notre éclatant succès en 2011”.

Les commandes d’avions vont continuer à augmenter car le nombre de passagers transportés double tous les 15 ans, c’est aussi simple que celà. L’an dernier : année difficile pour l‘économie mondiale, le trafic passager a progressé de 6%.

“Dans le passé, voyager en avion n’existait qu’en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Asie du sud-est : ça concernait environ un milliard de personnes, précise Thomas Enders. Mais les marchés émergents c’est environ 5 milliards de personnes, et c’est là où l’aviation ira chercher sa croissance. Il y a un très fort potentiel et c’est la base de notre optimisme et de notre credo”.

Seule ombre au tableau : l’incertitude qui pèse encore sur la succession de Louis Gallois à la tête d’EADS en mai prochain : Paris est soupçonné de vouloir arracher au dauphin Tom Enders des postes clés pour des Français en échange de sa confirmation à la tête du groupe.

“Je dois être très diplomatique sur le sujet de ma nomination, ça ne dépend pas de moi, confie le patron d’Airbus Thomas Enders. C’est le directoire qui prend la décision et croyez-moi, j’ai un des métiers les plus merveilleux de cette industrie, et certainement dans toute l’Europe. Il y a des problèmes pires que celui d‘être Pdg d’Airbus”.

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