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Concordia : la sécurité des paquebots géants mise en cause

L‘évacuation dans la panique et la confusion des passagers du Concordia soulève la question de la sécurité et surtout de la préparation de l‘équipage des paquebots de croisière.

“Silence, prends des photos, c’est très important pour savoir qui a fauté “… crie l’une des naufragés qui s’est retrouvée sur l’un des canots de sauvetage.

Mais en pleine nuit et avec l’immense paquebot en train de chavirer, la manoeuvre pour mettre à l’eau les bateaux de survie devient hasardeuse, comme l’explique cette rescapée.

“Certains d’entre eux étaient très instables au moment d’arriver sur l’eau, et à coup sur, plein d’eau rentrait dedans. Le notre cognait le navire car, comme il était en train de pencher, il était impossible de descendre le canot de façon verticale” raconte-t-elle.

Beaucoup de naufragés du Concordia pointent la mauvaise préparation de l‘équipage, comme cet américain : “Le personnel manquait d’entraînement, ils essayaient de nous aider, mais il ne savaient même pas comment utiliser les canots de survie”.

Les deux tiers de l‘équipage du Concordia étaient constitué de personnels de restauration et d’hôtellerie, d’animateurs et d’agents de service, beaucoup plus de marins bien formés.

Mais le PDG de Costa maintient que le navire était sûr : “Nos bateaux sont aussi surs aujourd’hui qu’ils l‘étaient vendredi, ce qui s’est passé n’a rien à voir avec la sécurité maritime, rien à voir avec nos procédures , notre technologie, la formation et la qualité de notre personnel.”

La législation maritime internationale établit qu’il doit y avoir un équipage suffisant pour assurer la sécurité, des navires de croisière comme le Concordia comptent en général entre 40 et 50 marins professionnels.

Mais le problème selon ce membre du syndicat de marins, c’est une technologie obsolète : “Nous utilisons des canots de sauvetage dont la technologie date d’un siècle. Il y a eu certaines améliorations dans les systèmes de mise à l’eau, ils sont fermés, mais on doit faire plus. On l’a vu dans cet accident, ces canots suspendus sur le coté du paquebot, l’impossibilité de les dégager tous. Ce qu’il faut maintenant,

c’est de nouveaux systèmes inovants, y compris des coques de survie dans lesquels les gens peuvent se mettre” estime Allan Graveson.

Costa assure faire faire un exercice d‘évacuation toutes les deux semaines à son personnel à bord et que tout était en règle. Mais le naufrage du Concordia a mis sous surveillance la sécurité d’une industrie qui a vendu du rêve à 19 millions de croisiéristes en 2010.

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