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Megaupload : guerre sur la toile

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Megaupload : guerre sur la toile

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La fermeture de Megaupload et l’arrestation de son fondateur continue de mettre le feu à la toile. Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz et ses trois associés ont nié toute activité illégale et demandé une libération sous caution.

Vendredi, le FBI a réussi à les faire arrêter par la police néo-zélandaise dans une luxueuse propriété près d’Auckland, à des milliers de km des USA.

La Justice américaine a 45 jours pour déposer une demande d’extradition.

Le FBI a réussi un grand coup en fermant le site de Megaupload, bien qu’il soit basé à Hong Kong. Mais les représailles ont été immédiates.

Le collectif de pirates Anonymous a frappé à son tour en mettant hors service pendant plusieurs heures les sites du FBI et du ministère américain de la Justice, ainsi que de la Présidence française.

Ce lundi ils ont attaqué à nouveau, cette fois en Pologne. La cible: le site du gouvernement, la cause: Varsovie s’apprête à signer un traité international pour protéger les droits d’auteur.

La semaine dernière, le sénat américain a dû bloquer le vote de deux projets de loi anti- piratage très controversés. Les deux textes, PIPA et SOPA avaient provoqué une protestation on-line sans précédent, ainsi que dans la rue.

“Il y a un manque de compréhension fondamental de la part des juristes sur la manière dont fonctionne internet, d’ou l’idée que la réponse est dans la réglementation, et qu’il faut rendre brusquement tout le monde responsable de ce que les autres disent. Et je pense que ça va étouffer les entreprises qui travaillent sur internet” estime ce manifestant.

Une première bataille autour du contrôle des contenus sur la toile remportée pour l’instant par l’industrie de Silicon Valley contre celle de Hollywood. Les géants du web comme Google et Wikipédia sont prèts à en découdre, et multiplient les black out pour protester contre des projets de lois qui ne sont que reportés.