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Syrie : le conseil de sécurité de l'ONU toujours divisé

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Syrie : le conseil de sécurité de l'ONU toujours divisé

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La réunion du conseil de sécurité des Nations Unies ce mardi n’a abouti à aucun consensus. D’un côté, les pays occidentaux qui appuient la Ligue arabe et son projet de résolution présenté par le Maroc. De l’autre, la Russie, fidèle alliée de Damas, ainsi que la Chine, qui s’opposent à toute ingérence, de peur que ne se reproduise en Syrie, ce qui s’est passé en Libye.

“Nous sommes convaincus qu’en cette période de grave crise politique, le rôle de la communauté internationale ne doit pas être d’exacerber les tensions, ni de s’ingérer dans ce dossier que ce soit par des sanctions économiques ou par une intervention militaire, a déclaré l’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Churkin. Non, son rôle doit être de favoriser le dialogue pour parvenir à une solution. Nous avons pris note du projet de résolution présenté récemment par le Maroc. Nous y avons trouvé des éléments tels que nous les avions formulés, ce qui ouvre des perspectives d’espoir”.

Cette résolution, proposée par le Maroc, préconise une “transition politique”, avec une mise à l‘écart progressive de Bachar Al-Assad et l’instauration d’un gouvernement d’Union nationale. Un changement de pouvoir préconisé par les Occidentaux.

“J’ai bien noté la déclaration du représentant russe qui se dit prêt à examiner le texte de la résolution présenté par le Maroc et que nous soutenons, a commenté Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères. Nous sommes, nous aussi, bien entendu, ouverts à la discussion, à condition que cette discussion ne s‘éternise pas et qu’un accord puisse être trouvé rapidement pour stopper je le répète la répression”.

Face au blocage des discussions, certains suggèrent une médiation russo-turque. Ankara pourrait ainsi superviser le rôle de l’opposition syrienne jusque-là très divisée. Pendant ce temps, Moscou essaierait de convaincre Bachar Al-Assad de lâcher du lest. C’est une des hypothèses débattues en coulisse.