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Le football et son fardeau de violences

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Le football et son fardeau de violences

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Le football a connu l’un de ses jours les plus sombres avec les affrontements meurtriers qui se sont déroulés dans le stade de Port-Saïd en Egypte, à l’issue du match entre le mythique club cairote d’Al-Ahly et la formation d’Al-Masry. Président de la FIFA, Sepp Blatter s’est dit profondément attristé par le drame : “C’est un jour noir pour le football. L’Egypte toute entière se trouve dans une situation délicate. Il ne faut pas grand chose pour déclencher un incendie. Dans chaque association (de la FIFA) il y a une personne chargée de la sécurité. Mais dans le football il y a tellement d‘émotion et de passion qu’une sécurité maximale ne peut pas être garantie.”

Certes plusieurs observateurs estiment que le contexte politique, source de vives tensions en Egypte, pourrait avoir joué un rôle dans la tragédie de mercredi soir. Mais au-delà de cette analyse, le football fait malheureusement partie de ces sports ponctuellement générateurs de violence. Une violence de masse, aveugle et régulièrement meurtrière.

En Europe, le drame du Heysel en Belgique est aujourd’hui encore dans tous les esprits. Le 29 mai 1985 la violence des hooligans anglais a conduit à la mort de 39 personnes. Un électrochoc. Alors la lutte contre la violence dans les stades devient une priorité. Toutes sortes de mesures, de règles, ont été mises en place. Banir l’alcool des enceintes sportives, multiplier les mesures de sécurité : vidéo-surveillance, fouilles, sanctions pour les fauteurs de troubles, sanctions même, pour les clubs dont les supporteurs sont responsables de violences.

Et si en Europe de l’ouest ces mesures s’avèrent plus ou moins efficaces, ailleurs dans le monde cette violence continue à se déchaîner régulièrement, à l’image de l’Amérique du sud où les scènes de batailles rangées ne sont pas rares en marge des matchs de foot.