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A l'école par tous les moyens !

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Les transports scolaires devraient être abordables et sûrs. Mais ce n’est pas toujours le situations dans les zones défavorisées et isolées. Dans les cas les plus extrêmes, des enseignants ont imaginé des solutions originales. Learning World vous les fait découvrir au Brésil, au Vietnam et en Inde.

Vietnam : le vélo pour gagner du temps

Au Vietnam, les frais d’inscription à l‘école sont aussi élevés que le salaire mensuel des familles les plus pauvres. De nombreux enfants abandonnent leur scolarité pour assurer les tâches domestiques. Une organisation se bat contre l’absentéisme. Elle motive les enfants pauvres, sans toit ou orphelin en leur donnant un vélo. Une initiative devenue partie intégrante de son programme éducatif.

Elle avait été rebaptisée Tourane du temps de la colonisation française. Depuis, cette ville de 750.000 habitants campée sur l’estuaire de la rivière Han, est redevenue Da Nang, le pôle touristique, commercial et éducatif du centre du pays.

Pourtant, les transports scolaires sont soit inexistants, soit trop chers pour les plus pauvres, comme Duc.

Sa mère explique qu’il fallait 30 minutes à pieds à son fils pour se rendre à l‘école. Un manque à gagner d’une heure par jour pour effectuer ses tâches ménagères et ses devoirs. Le vélo a changé leur vie. La mère de Duc se dit soulagée et rassurée.

Derrière ce changement, l’ONG “Children of Vietnam”, qui tente d’enrayer les cycles de la pauvreté dans ce pays. C’est elle qui a offert son vélo à Duc dans le cadre de son programme de lutte contre l’absentéisme. Les vélos sont fabriqués dans la ville. Ils sont équipés d’un antivol, d’un panier et d’un porte-bagages pour transporter un passager. La maintenance est assurée par un réseau de bénévoles vietnamiens.

Fondée en 1998, l’ONG Children of Vietnam a lancé son opération “un vélo pour l‘école” il y a huit ans à l’intention des enfants les plus défavorisés. La liste des bénéficiaires est établie sur la base de données fournies par les autorités. A ce jour, un millier d’enfants pauvres en ont bénéficié.

Plus d’informations sur : www.childrenofvietnam.org/

Brésil : le métro fait école

Prendre le métro n’est pas considéré comme une activité intelectuelle. A Sao Paolo pourtant, vous pourriez bien apprendre une ou deux choses en chemin. Les autorités ont dépêché des enseignants volontaires sous terre pour dispenser gratuitement des cours aux petits comme aux grands. Le programme “Levez vos doutes” offre l’opportunité d’améliorer ses connaissances en attendant le prochain métro.

Chaque jour plus de 3 milions de passagers s’engouffrent dans les boyaux souterrains de la mégapole brésilienne. Depuis 2010, 6000 d’entre eux sont devenus des étudiants du métro. Quel que soit leur âge ou condition sociale, ils bénéficient de cours gratuits de mathématiques etde portugais grâce au projet “Levez vos doutes” basé à la station Bras.

Inde : la motivation du chameau-bus

Ce n’est peut-être pas le moyen de transport le plus rapide, mais dans les zones reculées et arides de la région indienne de Churu, le chameau est certainement ce qu’il y a de plus fiable. Ces vaisseaux du désert sont l’unique option qu’ont les enfants pour aller à l‘école.

Nous sommes à Sujangarh, au Rajasthan. Une ville indienne de plus de 380.000 habitants, dont 17% ont moins de 6 ans. Proche du désert, la région de Churu souffre cruellement du manque d’infrastructures. Les routes existantes sont en mauvais état. Aller à l‘école relève du défi.

Pour contourner cet obstacle, Mewaran Jangid, menuisier, et Radhey Shyam Mishra, directeur d‘école, ont créé le chameau bus, un transport scolaire abordable, confortable et sûr.

Une solution qui fait ses preuves depuis 1972. Le chameau bus dessert aujourd’hui pas moins de cinq écoles de Sujangarh.

Sa vitesse de pointe : 30 km/h. Grâce à lui, 65 enfants supplémentaires se sont inscrits à l‘école.

Construire la carriole à deux étages a coûté environ 1.000 euros. Le plus gros casse-tête a été de trouver des roues adaptées aux terrains sableux et chauds. Après plusieurs essais infructueux, des pneus d’avion ont été récupérés à Jaipur et Delhi.

Aimé de tous, le chameau-bus a contribué à conférer une identité distincte aux écoles de la région. Un exemple qui fait des émules.

Plus d’informations sur www.childrenofvietnam.org/

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