DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Le veto sino-russe sur la Syrie à visée pacifique ou "permis de tuer dans l'impunité" ?


Syrie

Le veto sino-russe sur la Syrie à visée pacifique ou "permis de tuer dans l'impunité" ?

Le veto de la Chine et de la Russie samedi, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, au projet de résolution sur la Syrie vise à “rechercher un règlement pacifique de la crise et à épargner à la population de nouveaux troubles et victimes”. La Chine a ainsi justifié la position des deux pays. Alors que, à l’image de nombre de ses homologues occidentaux, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé estime au contraire que Russie et Chine “portent désormais une terrible responsabilité aux yeux du monde et du peuple syrien”.

L’ambassadeur russe aux Nations unies, Vitaly Tchourkine, conteste formellement cette appréciation. Et il s’en est expliqué :

“L’ambassadrice américaine Susan Rice a déclaré que nous voulions réécrire les textes de la Ligue arabe. Mais ils ont été adoptés il y a des mois et depuis, la situation a évolué. Or, on voit maintenant que, quand les forces gouvernementales se retirent d’un endroit, des groupes armés s’y implantent. Cela, il faut l’affirmer clairement. Et puis, aucune règle ne dit que le Conseil de sécurité doit reprendre au mot près les résolutions adoptées par des organisations régionales.”

La Russie entend ainsi jouer sa propre partition. Et son ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov sera mardi à Damas pour y rencontrer le président Bachar al-Assad. “Afin d‘évoquer de rapides réformes démocratiques”, a précisé Moscou.

A Homs, surnommée “la capitale de la révolution”, la population enterre ses morts. Et elle redoute l’avenir. Le veto sino-russe donne au régime Assad un “permis de tuer dans l’impunité”, estime ainsi l’opposition.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

L'opposition à Poutine "n'est pas encore suffisante pour balayer le régime"