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Après le véto de l'Onu, quel scénario pour la Syrie?

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Après le véto de l'Onu, quel scénario pour la Syrie?

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Homs, samedi 4 février, avant l’aube. La date marque un tournant dans la révolte qui secoue la Syrie depuis mars 2011. Le pilonnage de la ville, haut lieu de la contestation, a fait plus de 230 morts selon l’opposition qui dénonce un massacre.

Les autorités syriennes ont démenti toute implication et accusent des “groupes armés”. La ville de Homs est encerclée depuis des mois par les forces du régime. Les fortes restrictions imposées au déplacement des journalistes étrangers en Syrie rendent difficile la vérification des informations.

Ainsi, la télévision pro-régime Ad Dounia a diffusé des images des habitants de Homs montrant des débris de mortiers et demandant la protection de l’armée syrienne. Ainsi cette syrienne :

“Nous étions assis chez nous, sans pouvoir sortir. Brusquement, on a entendu une explosion, l’immeuble entier a commencé à s‘écrouler, dit-elle. Regardez, regardez ce débris, regardez à quoi ressemble la liberté qu’ils réclament. Les vitres cassées. La situation est très grave pour les enfants. Comment est-ce possible? Regardez cet obus, est-ce que c’est comme ça qu’on aura la liberté? Au diable une telle liberté… “

Quelques heures plus tard, au Conseil de Sécurité à New York, la Chine et la Russie ont opposé, pour la deuxième fois, leur véto à une résolution sur la Syrie. En reprenant le plan de transition de la Ligue Arabe, elle demandait à Bachar al Asad de transférer ses pouvoirs au vice-Président et la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

À Damas, Mohamed Salman, ancien ministre syrien de l’Information, a appelé le peuple syrien à saisir l’occasion provoquée par le véto pour trouver une sortie à la crise : “Au de-là d’accepter ou refuser un véto, il s’agit de crise, la crise au niveau national du régime, la crise des factions d’opposition, une crise du peuple, et de la sécurité en Syrie” a-t-il dit.

Or, Bachar al Assad semble sourd à toute issue négociée de cette crise qui s’enlise et qui devient une guerre civile, et les militaires qui ont déserté l’armée sont déterminés à le chasser du pouvoir.

Aujourd’hui, l’ex-général de l’armée syrienne, réfugié en Turquie, Mustafa Ahmed al-Sheikh, a été nommé à la tête du Conseil suprême révolutionnaire, tout juste créé pour remplacer l’Armée libre de Syrie.

La confrontation entre les deux camps s’impose sur le terrain, pour combien de temps?