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En Grèce, alors que des milliers de manifestants défilent contre l’austérité, les dirigeants du pays sont toujours en train de négocier les modalités du nouveau plan de rigueur. Ce plan a été établi par le gouvernement en lien avec les représentants des bailleurs de fonds. Il doit à présent être approuvé par les leaders des trois partis qui soutiennent la coalition gouvernementale. Leur réunion prévue ce mardi a été repoussée à ce mercredi.
 
La difficulté pour ces dirigeants, c’est de satisfaire les exigences des créanciers sans trop mécontenter la population. Une population hostile à un nouveau tour de vis, estimant avoir déjà fait suffisamment de sacrifices.
 
Ilias Vrettakos, responsable syndical, dénonce les licenciements massifs prévus notamment dans la fonction publique. “Ces licenciements, dit-il, ne visent qu‘à réduire les dépenses de l‘État et à enrichir les bailleurs de fonds”. “Et, prévient-il, cela va sérieusement plomber l‘éducation, la santé et tout le système de sécurité sociale”.
 
La grève de ce mardi a rassemblé plus de 20 000 personnes à Athènes. Des heurts ont éclaté de manière sporadique avec les forces de l’ordre, notamment lorsqu’un groupe de manifestants nationalistes a brûlé un drapeau allemand devant le parlement. Un geste d’hostilité à l‘égard de l’Allemagne et plus généralement des bailleurs de fonds.
 
Les créanciers de la Grèce sont disposés à apporter une nouvelle aide pour éviter la faillite du pays, en échange de réformes d’austérité. De nombreux Grecs dénoncent ce qu’ils considèrent comme un “diktat”.

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