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La place centrale d’Athènes noire de monde ce mardi, journée de grève générale en Grèce.

Un mouvement pour dénoncer de nouvelles mesures d’austérité.

Sur leurs bannières, les manifestants condamnent les licenciements, la réduction du salaire minimum et de nouvelles coupes dans les retraites. Leur mot d’ordre : “ça suffit, on ne peut plus”.

Entre l’impatience de l’Europe et l’exaspération de la population, le gouvernement grec négocie non seulement avec ses créanciers mais aussi avec les membres de sa coalition. Le ministre grec des Finances en appelle à l’unité nationale :

“Parce que personne n’est Hercule et ne peut combattre seul l’hydre, nous devons tous ensemble, sans mesquinerie ni arrogance, mener cette bataille, convaincre les citoyens grecs, leur donner une image complète du programme, et aller vers la solution que nous avons choisi, qui est de rester dans la zone euro, rester au sein de l’Union européenne, et se battre pour reconquérir le terrain perdu.”

Cette cure d’austérité est exigée par l’Union européenne et le FMI pour financer le pays menacé de défaut de paiement en mars. La Grèce, enfoncée dans la récession, n’a pas le choix pour obtenir un nouveau prêt.

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