DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Au Liban, un refuge pour les blessés de la répression syrienne

Vous lisez:

Au Liban, un refuge pour les blessés de la répression syrienne

Taille du texte Aa Aa

Tripoli, dans le nord du Liban, à seulement une trentaine de kilomètres de la ville martyre de Homs.

C’est là qu’une clinique privée a vu le jour en décembre.

L‘équipe médicale est syrienne, des exilés, les patients aussi. Ils sont emmenés ici en toute discrétion, pour être soignés ou pour se remettre de leurs blessures une fois traités dans des hôpitaux libanais.

Cet homme, qui a accepté de parlé sous couvert d’anonymat, explique qu‘à Homs, “on tire sur les ambulances”. Il ajoute: “un docteur sera le premier à être pris pour cible s’il porte une blouse blanche.”

Parmi les patients, un activiste syrien répondant au nom d’Abu Hamza. Il y a deux mois, il a pris une balle dans la jambe et une autre dans le dos lors d’une manifestation anti-Assad à Qusair.

Pour lui le seul moyen d’aider l’opposition syrienne est d’instaurer une zone d’exlusion aérienne sur une partie de la Syrie, c’est ce qu’il demande, à visage caché aussi, de peur de représailles contre sa famille.

La ville libanaise de Tripoli est majoritairement sunnite et plutôt en faveur du soulèvement syrien, même si le pays est divisé face à la situation.

Cette clinique a déjà accueilli 150 patients, des blessés par balles et plua récemment par des éclats d’obus, preuve du changement de nature du conflit.