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L'éducation attend son Printemps arabe

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L'éducation attend son Printemps arabe

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Le vent de la révolte a balayé plusieurs pays du monde arabe. En Tunisie, en Libye, en Egypte, ce qu’on a appelé le Printemps arabe a généré des bouleversements politiques que les populations espéraient depuis des décennies. Mais ont-ils aussi révolutionné l‘éducation ? Enquête en Libye et en Tunisie et éclairage d’expert.

Libye : réécrire l’histoire après Kadhafi

Un an s’est écoulé depuis le début de la révolution libyenne et le pays est en train d’inventer une nouvelle ère. De quelle manière réécrire l’histoire après Kadhafi ? Il fut un temps où les élèves libyens n’apprenaient que la version des événements approuvée par l’ancien dictateur.

Aujourd’hui, les enseignants ont leur mot à dire sur le contenu des cours, ils sont libres d’exprimer leurs opinions. Mais les élèves estiment que beaucoup doit encore changer.

Pour une éducation civique

Réformer l‘éducation n’est pas encore une priorité pour les nouveaux dirigeants de ces démocraties émergeantes, selon Mohammed Faour, chercheur associé au Carnegie Middle East Center.

“Jusqu‘à présent, les nouveaux régimes n’ont démontré aucune volonté de faire des réformes éducatives leur priorité. Ces systèmes se préoccupent encore avant tout des changements politiques, légaux et économiques. Mais il est indispensable de changer le système éducatif pour créer une société stable et prospère,” estime-til.

“Nous avons besoin de jeunes citoyens qui puissent participer politiquement au système démocratique en pleine évolution. Nous avons besoin de citoyens responsables qui comprennent leurs droits et devoirs et comprennent comment défendre leurs droits et comment remplir leurs obligations. Nous avons besoin de personnes créatives capables de pensée critique, de pensée libre et indépendante, capables de résoudre les problèmes tout en étant des cotoyens du monde, pas uniquement de leur région. (…/…) Il faut responsabiliser via l‘éducation civique. Les élèves doivent apprendre, par l‘éducation, à devenir des citoyens responsables et cela inclut la capacité à comprendre leurs droits et devoirs en tant que citoyens et à exercer leur citoyenneté. Et cela commence à l‘école, lors des élections des délégués de classe.”

Tunisie : la démocratie à l‘école

En octobre 2011, la Tunisie vivait un moment historique : ses toutes premières élections libres et démocratiques.

Au collège Assad Ibn Al Fourat, dans la banlieue de Tunis, on votait également. Il s’agissait d‘élire les délégués de classe auprès de la direction. Baptisée Elect Junior, cette opération est unique en son genre en Tunisie.

Le projet “Elect Junior” est une initiative de la Jeune Chambre Internationale, une association de jeunes citoyens. Les élèves élus forment un comité d’administration représentant les autres élèves au sein de l‘établissement.

Autre acteur majeur de ce projet, l’UNICEF. L’après révolution a mis en avant de nombreux problèmes dans le domaine de l‘éducation.

Les enfants élus ont une année seulement pour faire leurs preuves. Cette première expérience déterminera la mise en place ou non de l’opération Elect Junior dans d’autres établissements scolaires de Tunisie.

Plus d’informations :

jcitunis.com:http

collegehammemplage.eklablog.com/

UNICEF