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Grèce : la bouée de la dernière chance ?

Le répit d’Athènes s’annonce temporaire. Certes, le dernier renflouement de l’Eurogroupe éloigne le spectre de la faillite. Mais selon les analystes, à moins d’une croissance minimum de 7%, la Grèce ne pourra pas honorer seule ses échéances obligataires.

Par deux fois déjà, l’Eurogroupe aura financé le sursis du pays. Car si le domino grec chute brutalement, d’autres vacilleront. Avec un rendement de 26% sur l’emprunt grec à 10 ans – le niveau d’avant l’euro – Athènes était condamnée. Mais la manne européenne est-elle intarissable ?

Non, estime Dimitris Katsikas, professeur à l’Université d’Athènes. “Je pense que c’est le plan de la dernière chance pour la Grèce, dit-il. Au vu des négociations en Europe au cours des semaines passées, il est évident que les partenaires européens commencent à perdre patience. Je ne pense pas qu’ils nous prêteront davantage d’argent à l’avenir.”

En tout cas, le plan de sauvetage prévoit une surveillance accrue de l’usage des fonds prêtés, par la mission désormais permanente de la Commission européenne. Ces fonds seront d’ailleurs placés sur un compte dédié exclusivement au service de la dette, dont Athènes devra faire une priorité nationale inscrite dans sa constitution.

Un accompagnement aux allures de mise sous tutelle. Les grands perdants sont les créanciers privés qui ont accepté d’effacer 53,5% de la dette grecque en leur possession.

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