DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Kfar Takharim, l'exception syrienne

Vous lisez:

Kfar Takharim, l'exception syrienne

Taille du texte Aa Aa

Kfar Takharim, une petite ville de 23 000 habitants située dans le nord-ouest de la Syrie, non loin de la frontière avec la Turquie, est une sorte d’oasis en pleine tragédie syrienne. Car ici, c’est la rébellion, en l’occurrence, l’Armée syrienne libre (ASL), qui contrôle les lieux. Et ce, en vertu d’un accord conclu il y a un mois avec l’armée régulière. Laquelle surveille tout de même les accès à la ville.

Commandant de l’ASL, Mustafa Al Hadji décrit une situation pour le moins inhabituelle dans son pays.
“Quand les soldats de l’armée régulière entrent dans une ville, ils ne respectent rien ni personne, raconte-t-il. Ils tuent les enfants et les personnes âgées. Ils
entrent de force dans les maisons ou les bombardent, sans se soucier des conséquences de leurs actes. Ils détruisent le pays.”

Dans Kfar Takharim, on peut donc voir des gens vivre normalement, s’exprimer librement, réclamer le départ du président Bachar al-Assad et la liberté pour toujours sans être inquiétés. Alors, les habitants se prennent à rêver que l’ensemble du pays bénéficie un jour d’un tel régime.

Les raisons de cette exception syrienne demeurent mystérieuses. La proximité de la Turquie pourrait toutefois l’expliquer.