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  • Nigeria : au moins 64 morts et 126 blessés dans l’attentat à la Grande Mosquée de Kano (secours) – AFP

Chaque année depuis 20 ans, il va fleurir la tombe de Lénine. Guennadi Ziouganov, 67 ans, a toujours été communiste.

C’est la quatrième fois que ce professeur de mathématiques et de physique brigue le Kremlin, la première qu’il a vraiment une chance. Les législatives du 4 décembre ont en effet bien réussi à son parti, arrivé second derrière Russie unie, la formation au pouvoir. Les communistes ont obtenu 19%, un score en hausse de 10 points par rapport aux précédent scrutin.

Cela ne l’a pas empêché de dénoncer haut et fort les fraudes imputées au tandem Poutine-Medvedev, jusqu‘à apparaître comme une figure de proue de la contestation post-électorale.

Seul parti d’opposition crédible depuis des années en Russie, il s’est ainsi attiré de nouvelles
sympathies chez les jeunes qui n’ont pas connu l’Union soviétique.

Mais le plus grand ennemi de Guennadi Ziouganov reste Guennadi Ziouganov lui-même. Son expérience est à double tranchant : l’homme a bien du mal à se défaire de son costume d’apparachik.

Au lendemain du pustch de 1991, qui sonne le glas de l’URSS, sa carrière politique semble condamnée. Proche des faucons du parti, critique acerbe de la Perestroïka de Gorbachev et anti-Eltsine, il fait figure d’homme du passé.

Ziouganov rebondit cependant en se reconvertissant dans le nationalisme. Aux législatives de 1995, son nouveau parti communiste de la Fédération de Russie devient la première force politique de la Douma et un an plus tard, Ziouganov recueille 40% des suffrages au second tour de la présidentielle face à Boris Eltsine.

12 ans plus tard, ce fils d’instituteurs, deux fois père et huit fois grand-père n’entend pas se contenter du rôle de second.

Certes ses thématiques restent les mêmes : renationalisation des ressources naturelles et des banques, relance budgétaire de l‘économie. Mais il promet aussi de garantir la démocratie.

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