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Paris veut une deuxième loi sur la négation des génocides

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Paris veut une deuxième loi sur la négation des génocides

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Le président français a chargé son gouvernement de préparer un nouveau texte après la censure constitutionnelle de la loi pénalisant la négation des génocides, notamment arménien.
La Cour a considéré que la première mouture portait atteinte à la liberté d’expression.

Une décision saluée par Ankara qui avait menacé de rompre totalement ses relations avec Paris.
“Nous nous attendions à une telle issue,” a souligné le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu. “C’est une décision et une évolution importante,” a-t-il poursuivi. “Avant tout, la Cour constitutionnelle française s’est prononcée conformément au droit international, aux droits de l’Homme et aux valeurs européennes que nous défendons tous.”

Peu après la décision du Conseil, des membres de la communauté arménienne se sont rassemblés pour dénoncer cette censure. La Cour a été saisie par des députés et sénateurs de tous bords, mais d’après certains représentants des Arméniens de France, les Sages ont subi des pressions étrangères. C’est ce qu’a affirmé Ara Toranian, Co-président du Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF) :
“C’est une décision politique,” a-t-il lancé. “Le Conseil Constitutionnel a cédé effectivement aux pressions de la Turquie et derrière la pression de la Turquie, aux pressions du lobby militaro-industriel.”

La France a reconnu en 2001, le génocide arménien de 1915 qui d’après la communauté arménienne, a fait un million et demi de victimes.
Selon la Turquie, jusqu‘à 500.000 Arméniens sont morts à cette époque lors de combats et de leur déportation.