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Iran : la participation, enjeu des législatives


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Iran : la participation, enjeu des législatives

La participation est le grand enjeu des législatives en Iran. 48 millions d‘électeurs sont appelés aux urnes demain. Premier scrutin depuis la présidentielle contestée de 2009, il est boycotté par l’opposition réformatrice.

Pas d’effervescence dans les rues de Téhéran : l’effet “nouvelles technologies” affirme le ministre de l’Intérieur, Mohammad Najar.

“Cette campagne se déroule dans une atmosphère très active sur le net, a-t-il assuré lors d’une conférence de presse. Nous nous attendons – sur la base des sondages et de nos informations – à une forte participation et à une élection encore plus enthousiasmante que la précédente.”

A Téhéran cependant, la “génération facebook” ne cache pas son intention de bouder les urnes. Les moins de 30 ans représentent les deux tiers de la population.

“Non, je ne voterai pas, dit une étudiante 24 ans. Parmi les jeunes de mon entourage, personne n’ira voter.”

“J’ai décidé de ne pas participer, confie une autre étudiante de 21 ans. Ca ne m’intéresse pas. J’ai voté une fois, pour la présidentielle de 2009. Cependant cette fois, je ne vois pas l’intérêt d’aller voter.”

A Qom, bastion conservateur, le ton est bien différent. “Nous obéirons évidemment à la consigne du guide suprême qui a dit que tout le monde devait voter,” déclare un théologien de 27 ans.

Le scrutin aura surtout valeur de test de popularité pour les deux camps conservateurs au pouvoir en vue de la présidentielle l’an prochain.

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