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Poutine, homme-fort (presque) incontesté de la Russie


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Poutine, homme-fort (presque) incontesté de la Russie

C‘était en septembre dernier : devant le congrès de son parti Russie Unie, Vladimir Poutine annonce sa candidature à la présidentielle. La nouvelle ne surprend alors personne, tant ce personnage de 59 ans est considéré comme l’homme fort de la Russie.
 
Ancien chef du service de renseignement russe, Poutine commence sa carrière politique comme maire de Saint-Pétersbourg, puis Premier ministre, nommé alors par Boris Eltsine. Rapidement, il occupe le devant de la scène, déclenche la deuxième guerre de Tchétchénie, un conflit sanglant sur lequel il va bâtir sa popularité.
 
En 2000, il est élu président. Un premier mandat de quatre ans, durant lequel il renforce le rôle de l’Etat dans l‘économie. Dans sa ligne de mire, les oligarques, qu’il accuse de s‘être abusivement enrichis dans les années 90. Certains d’entre eux choisissent l’exil. Pour Mikhail Khodorkosvki, le patron de l’entreprise gazière Ioukos, c’est la prison.
 
Réélu en 2004, Poutine doit faire face au début de son mandat, au drame de Beslan : une prise d’otage dans une école d’Ossétie du Nord. Les forces spcéiales interviennent. Bilan : plus de 300 morts.
 
Pour de nombreux Russes, comme Nikita Mikhalkov, grand nom du cinéma russe, Poutine est, aujourd’hui encore, l’homme de la situation. “Vue l‘évolution des choses, dit-il, la seule personne qui peut apporter les bonnes réponses pour la Russie, c’est lui. L’avantage, c’est qu’il connaît vraiment le pays. Mais ce n’est pas tout : l’avantage aussi, c’est que Poutine, les gens le connaissent déjà”.
 
Vladimir Poutine, homme fort de la Russie… Lui-même cultive cette image dans les médias. Tant pis pour ceux qui dénoncent un culte de la personnalité.
 
Lors des présidentielles en mars 2008, le chef du Kremlin est contraint de laisser la place. Motif : la constitution interdit plus de deux mandats successifs.
Poutine s’efface donc derrière Dmitri Medvedev, mais il reste aux affaires en étant Premier ministre.
 
Pour Vladimir Pozner, célèbre commentateur télévisé, “les dirigeants, au Kremlin, veulent nous faire croire qu’aujourd’hui, c’est un nouveau Poutine qui est arrivé, qu’il n’a plus rien à voir avec celui qu’on a connu avant. On nous dit que la situation a changé grâce à M. Poutine, et qu’il va apparaître sous un jour nouveau”. Et de conclure : “en fait, on veut nous faire croire à un conte de fée…”
 
Mais une partie de la population ne voit pas les choses ainsi. Des manifestations sont organisées pour contester les résultats des législatives de décembre dernier. Certains y voient le signe que la Russie est peut-être aujourd’hui, un petit moins unie derrière son leader.
 

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