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Owens, Ricci, Carven : trois passés revisités


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Owens, Ricci, Carven : trois passés revisités

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Rick Owens ou la nostalgie du Heavy Metal

Rick Owens a littéralement mis le feu au podium parisien avec sa collection prêt-à-porter automne hiver.

Le créateur américain célébré pour son regard subversif n’a pas déçu avec notamment une réinterprétation contemporaine des voilettes glamour portées autrefois par les starlettes hollywoodiennes. L’homme originaire de Californie a voulu rendre hommage à Marlene Dietrich dans “Shanghai express”.

Côté formes : elles sont géométriques, avec des angles nets. Côté matières : la laine le dispute au cuir, et la fourure trouve toute sa place.

Enfin, une couleur domine, celle de l’hiver : le gris métal, en écho aux goûts musicaux du créateur.

Nina Ricci, faussement fifties

Chez Nina Ricci, le créateur britannique Peter Copping assume son romantisme.

Son défilé a transporté le public dans l’univers d’une jeune femme qui aurait recomposé sa garde-robe à partir de vêtements de famille des années 50.

Tweed, organza, dentelles… les matières restent nobles, les couleurs, douces.

De la poésie aux rimes faussement classiques. Ici, tout a été déconstruit. Il y a comme un air de renouveau chez Ricci.

Coup de jeune médiéval pour Carven

Le passé revisité également par Guillaume Henry pour Carven. Les imprimés évoquent le Moyen-Age et les peintres flamands. L’esprit n’en reste pas moins court et jeune.

Le court et le chic, Guillaume Henry en a fait sa signature. Outre les jambes, le créateur a aussi voulu mettre en valeur la taille, l’affinant par un jeu de volumes et d’effet d’optique.

Cet ancien de Paul Ka et de Givenchy a été recruté comme directeur artistique en 2010 chez Carven pour dépoussiérer la griffe créée en 1945.
Pari réussi : la maison génère aujourd’hui un chiffre d’affaires annuel de 20 millions d’euros.

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